CGP indépendant ou banque : quelle différence ?
C’est une question légitime quand on commence à se constituer un patrimoine : faut-il confier sa gestion à sa banque, ou faire appel à un conseiller en gestion de patrimoine indépendant ? Les deux sont des choix valables, mais ils ne reposent pas du tout sur la même logique. Voici, sans parti pris, ce qui les distingue vraiment.
Ce que propose la banque
Votre banque présente de vrais atouts, qu’il serait malhonnête de minimiser : la proximité (une agence près de chez vous), l’intégration avec vos comptes du quotidien, la solidité d’un grand groupe, et un accompagnement souvent présenté comme « gratuit ».
En contrepartie, le conseiller bancaire est un salarié de son établissement. Il propose avant tout les produits de son propre groupe (on parle d’« architecture fermée ») et travaille avec des objectifs commerciaux fixés par sa direction. Autre réalité : les conseillers bancaires changent fréquemment de poste, ce qui rend la relation de long terme plus difficile à installer.
Ce que propose le conseiller en gestion de patrimoine indépendant
Le conseiller en gestion de patrimoine (CGP) indépendant n’appartient à aucune banque ni à aucun assureur. Cela lui permet de travailler en architecture ouverte : il peut sélectionner des solutions auprès de plusieurs sociétés de gestion, et non parmi un seul catalogue maison.
Son rôle dépasse aussi le simple placement : il aborde votre situation de façon globale (fiscalité, retraite, protection de la famille, transmission, immobilier) et construit une stratégie d’ensemble. Enfin, vous gardez en général le même interlocuteur dans la durée, ce qui compte beaucoup pour des décisions qui s’étalent sur des années.
Différence n°1 : architecture ouverte ou fermée
C’est la distinction la plus concrète. À la banque, on vous propose les produits de la maison. Chez un indépendant, on compare des solutions issues de plusieurs fournisseurs pour retenir celle qui colle à votre situation. Ce n’est pas une garantie absolue de meilleure performance, mais c’est une liberté de choix que l’architecture fermée n’offre pas.
Différence n°2 : à qui « appartient » votre conseiller
Le conseiller bancaire sert d’abord son employeur ; l’indépendant sert d’abord son client. Ce n’est pas une question d’honnêteté des personnes (la plupart des conseillers bancaires sont compétents et sincères) mais une question de structure d’intérêts. Quand la gamme et les objectifs sont fixés par la banque, le conseil s’inscrit forcément dans ce cadre.
Différence n°3 : la relation dans le temps
La gestion de patrimoine est un marathon, pas un sprint : préparer sa retraite, transmettre, arbitrer au fil des années. Avoir un interlocuteur stable, qui connaît votre histoire et vos projets, change la qualité de l’accompagnement. C’est souvent là que l’indépendant fait la différence par rapport à un réseau où le conseiller change tous les deux ou trois ans.
Et le coût dans tout ça ?
Le conseil bancaire paraît gratuit, mais il est en réalité financé par les frais des produits souscrits. Le CGP indépendant, lui, est rémunéré de façon explicite : par des honoraires et/ou des commissions transparentes. L’enjeu n’est donc pas « gratuit ou payant », mais « est-ce que je sais précisément ce que je paie, et pour quel niveau de conseil ? ». Nous avons détaillé ce point dans un article dédié : combien coûte vraiment un conseiller en gestion de patrimoine .
À partir de quel patrimoine s’adresser à l’un ou à l’autre ?
Côté banque, l’accès à la gestion privée démarre souvent autour de 100 000 à 150 000 € d’actifs financiers, et la banque privée « haut de gamme » plutôt à partir de 500 000 € à 1 million d’euros, selon les établissements. Un conseiller indépendant est en général plus accessible et plus souple, parce qu’il raisonne d’abord en fonction de votre situation et de vos projets, pas d’un seuil d’actifs. Ces montants restent indicatifs : le bon critère n’est pas combien vous possédez, mais la complexité de votre situation et vos objectifs.
Alors, comment choisir ?
Il n’y a pas de mauvaise réponse, seulement une réponse adaptée à vous. La banque peut suffire si vous recherchez surtout la simplicité et la proximité pour des placements standards. Un conseiller indépendant prend tout son sens dès que votre situation se complexifie : revenus élevés ou variables, fiscalité lourde, projet de transmission, statut d’indépendant ou de dirigeant, ou encore volonté de suivi à long terme.
Un dernier conseil de vigilance, en toute transparence : tous les cabinets qui se présentent comme « indépendants » ne se valent pas. Certains ne travaillent qu’avec une poignée de partenaires. Le bon réflexe est de poser deux questions simples : travaillez-vous en architecture ouverte ? et comment êtes-vous rémunéré ?. Un professionnel sérieux répond clairement aux deux.
Et chez Inari Patrimoine ?
Nous sommes un cabinet indépendant : nous n’appartenons à aucune banque ni à aucun assureur, nous travaillons en architecture ouverte et nous ne commercialisons aucun produit maison. Sur notre rémunération, nous jouons la transparence : vous savez précisément, dès le premier rendez-vous, comment nous sommes rémunérés, selon la formule la mieux adaptée à votre situation.
À Clermont-Ferrand comme à La Clayette, en Bourgogne, le premier rendez-vous est gratuit et sans engagement.
Ce qu’il faut retenir
- La banque travaille en architecture fermée (ses produits) ; l’indépendant en architecture ouverte (plusieurs fournisseurs).
- Le conseiller bancaire sert d’abord son employeur ; l’indépendant, d’abord son client.
- L’indépendant offre en général un interlocuteur stable et un accompagnement global dans la durée.
- Le conseil bancaire « gratuit » est payé via les frais des produits ; l’indépendant facture de façon explicite.
- Le bon choix dépend de la complexité de votre situation, pas seulement de votre niveau de patrimoine.
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