Combien coûte un conseiller en gestion de patrimoine ?
C’est l’une des premières questions que l’on se pose avant de franchir le pas, et l’une des plus légitimes. La réponse honnête : il n’existe pas un prix unique. Le coût dépend surtout de la façon dont le conseiller est rémunéré. À titre indicatif, comptez entre 150 et 400 € de l’heure pour un conseil ponctuel, entre 500 et 2 000 € pour un bilan patrimonial complet, ou un pourcentage annuel dégressif (souvent de 1 % à 0,2 % par an) si vous confiez un suivi dans la durée. Le premier rendez-vous, lui, est généralement gratuit.
Mais ces chiffres ne disent pas tout. Le vrai sujet n’est pas tant « combien ça coûte » que « qui paie le conseiller », car c’est cela qui détermine si ses conseils servent vos intérêts ou les siens. Décryptage.
La vraie question : comment votre conseiller est-il payé ?
Il existe trois grands modèles de rémunération. Les comprendre, c’est déjà savoir à qui vous avez affaire.
Modèle 1 : les honoraires (le conseil transparent)
Ici, vous payez directement le conseiller pour son travail, comme vous rémunéreriez un avocat ou un expert-comptable. Sa rémunération ne dépend d’aucun produit vendu : il n’a donc aucun intérêt à vous orienter vers tel placement plutôt qu’un autre.
Concrètement, les honoraires prennent plusieurs formes, souvent combinées :
- Un tarif horaire pour un conseil à la carte : en général de 150 à 400 € de l’heure.
- Un forfait pour une mission précise, comme un bilan patrimonial complet : le plus souvent entre 500 et 2 000 €, selon la complexité de votre situation.
- Un pourcentage annuel sur les montants suivis, si vous souhaitez un accompagnement dans la durée : souvent dégressif, de l’ordre de 1 % à 0,2 % par an.
L’avantage de ce modèle est simple : le conseiller est payé pour la pertinence de ses recommandations, pas pour la vente d’un produit. Ses intérêts et les vôtres sont alignés.
Modèle 2 : les rétrocommissions (le conseil « gratuit » qui coûte cher)
C’est, de loin, le modèle le plus répandu. Ici, le conseiller ne vous facture rien, ou presque. Il est rémunéré par les banques et les assureurs dont il distribue les produits, sous forme de commissions prélevées sur vos placements (frais d’entrée, frais de gestion annuels, rétrocessions).
Le conseil semble donc « gratuit ». En réalité, vous le payez, mais de façon invisible : à travers les frais des produits qu’on vous recommande. Et c’est là que se niche le conflit d’intérêts : le conseiller peut être tenté de vous orienter vers les placements qui lui rapportent le plus à lui, pas forcément ceux qui vous rapportent le plus à vous.
Sur la durée, ces frais récurrents, prélevés chaque année sur l’ensemble de votre épargne, finissent souvent par coûter bien plus cher que des honoraires payés une fois.
Modèle 3 : le modèle mixte
Beaucoup de cabinets combinent les deux : des honoraires pour le conseil, et des commissions sur les produits souscrits. Ce n’est pas illégitime, mais cela vous oblige à une vigilance accrue : demandez toujours, clairement, comment votre interlocuteur est rémunéré. Cette information doit obligatoirement figurer dans le document qu’il vous remet lors du premier rendez-vous.
Le vrai repère : la notion d’indépendance
Le mot « indépendant » a un sens précis et réglementé. Selon la réglementation européenne (dite MIF 2), un conseiller ne peut se dire véritablement indépendant que s’il est rémunéré exclusivement par les honoraires de ses clients, sans conserver de commissions des producteurs.
Et c’est plus rare qu’on ne le croit : selon l’AMF , le régulateur des marchés financiers, moins de 10 % des conseillers en gestion de patrimoine en France exercent un conseil réellement indépendant. Plus de neuf sur dix se rémunèrent donc, au moins en partie, via les commissions des produits qu’ils distribuent.
Alors, « gratuit » ou payant : qu’est-ce qui revient le moins cher ?
C’est le cœur du sujet, et la réponse est contre-intuitive : le conseil « gratuit » est souvent le plus coûteux. Des frais de 2 % à 3 % par an prélevés silencieusement sur votre épargne, année après année, représentent au final des sommes considérables, bien supérieures à un honoraire payé une fois pour un conseil objectif.
La bonne façon de raisonner n’est donc pas « est-ce gratuit ? », mais « combien cela me coûte vraiment, tous frais compris, et pour quelle qualité de conseil ? ». Un conseil payé clairement, mais qui vous évite un mauvais placement ou une fiscalité mal optimisée, est presque toujours rentable.
Et chez Inari Patrimoine ?
Nous sommes un cabinet indépendant : nous n’appartenons à aucune banque ni à aucun assureur, et nous ne commercialisons aucun produit maison. Notre seul cadre, c’est votre intérêt.
Sur la rémunération, nous jouons la transparence totale. Plutôt que de vous imposer un modèle unique, nous définissons avec vous la formule la plus adaptée à votre situation et à vos objectifs, et vous savez précisément, dès le premier rendez-vous, comment nous sommes rémunérés. Pas de produit imposé, pas de coût caché.
Et comme partout, le premier rendez-vous est gratuit et sans engagement. À Clermont-Ferrand comme à La Clayette, en Bourgogne, c’est l’occasion de faire le point sur votre situation et de comprendre précisément ce qu’un accompagnement vous apporterait, avant même de parler de rémunération. Découvrez aussi en quoi un cabinet indépendant diffère d’une banque.
Ce qu’il faut retenir
- Il n’y a pas un prix unique : tout dépend du mode de rémunération du conseiller.
- Honoraires : tarif horaire (150-400 €/h), forfait bilan (500-2 000 €) ou pourcentage annuel dégressif (1 % à 0,2 %).
- Le conseil « gratuit » est payé indirectement, via les frais des produits; souvent le plus cher au final.
- Selon l’AMF, moins de 10 % des conseillers français sont réellement indépendants.
- La bonne question : combien cela me coûte vraiment, et pour quelle qualité de conseil ?
Faisons le point ensemble
Vous vous demandez si un accompagnement patrimonial en vaut la peine dans votre situation ? La meilleure façon de le savoir, c’est d’en parler. Réservez votre bilan patrimonial gratuit : une heure pour y voir clair, sans engagement et en toute transparence.
